Sa carrière
Les débuts Le Carlton à Londres
Monte-Carlo : rencontre avec Ritz Mondialisation de la cuisine française
Révolution dans la cuisine Les paquebots
Le Savoy à Londres Les honneurs
Le Grand Hôtel à Rome Une retraite active
Le Ritz à Paris  

Une retraite active

L'importance de l'activité professionnelle d'Escoffier, surtout à l'étranger et le prestige que la perfection de son travail a apporté à la France furent immenses. C'est pourquoi le Président Raymond Poincaré en visite officielle à Londres le 11 novembre 1919 le fît Chevalier de la Légion d'Honneur.
Il reçut aussi diverses décorations anglaises et étrangères. Elles se trouvent maintenant à la Fondation Escoffier, au Musée de l'Art Culinaire à VilleneuveLoubet, installé dans sa maison natale.
En quittant Londres en 1920, à soixante treize ans, Auguste Escoffier allait vivre à Monte-Carlo une retraite active. Demandé en Europe, aux Etats-Unis pour mettre en route des hôtels, présider des expositions culinaires, il jouissait d'un grand prestige professionnel.
C'est alors qu'il rencontrait Julius Maggi et qu'il coopérait avec lui pour mettre au point l'utilisation du célèbre bouillon Kub (lettre d'Auguste Escoffier à la Société Maggi le 6 octobre 1922), inaugurant ainsi la première collaboration entre un grand chef et une industrie agro-alimentaire. Le 22 mars 1928, au PaIais d'Orsay, à Paris, en présence du Président Edouard Herriot et des personnalités qui comptaient alors dans l'hôtellerie, la restauration et la presse, devant trois cent cinquante invités, Auguste Escoffier était fait Officier de la Légion d'Honneur. Il a été le premier cuisinier à recevoir cette distinction.
Auguste Escoffier mourut à Monte-Carlo le 12 février 1935, quinze jours après sa femme Delphine. Ses pairs lui firent des obsèques solennelles et il fut inhumé dans le caveau de famille à Villeneuve-Loubet.